Faut-il vraiment chauffer sa maison à plus de 18°C ? Les seuils officiels pour la santé et votre facture révélés

Mike cnmt
Published on

À l’heure où le thermomètre joue à cache-cache avec le zéro, la question brûlante revient chaque année dans tous les foyers : faut-il vraiment chauffer sa maison à plus de 18°C ? Entre la peur d’attraper froid, celle de voir sa facture grimper en flèche et la tentation de rester emmitouflé dans un plaid, il est grand temps de débroussailler mythe et réalité sur le chauffage domestique. Suivez le guide, on met les pieds dans le plat (chaud) !

À chacun sa température : entre confort, santé et porte-monnaie

Avant de bondir sur le thermostat, prenons un instant pour rappeler un principe fondamental : la température idéale dans la maison dépend de nombreux paramètres. Parmi eux :

  • Le niveau de frilosité des habitants (vous ou votre belle-mère, ce n’est pas le même combat !)
  • L’âge et l’état de santé (bébés, seniors et personnes malades sont nettement plus sensibles)
  • La région et le climat, bien sûr
  • L’humidité ambiante
  • Le temps passé à l’intérieur et le niveau d’activité physique

Autant dire qu’il n’existe pas de solution universelle ! Toutefois, des études phares mettent tout le monde d’accord sur certains seuils, histoire de préserver à la fois votre santé et votre portefeuille.

Les seuils officiels pour la santé : l’OMS tranche

Se geler les pieds chez soi n’a rien de bon. C’est ce qu’affirme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en soulignant que des températures intérieures trop basses représentent un danger bien réel pour la santé humaine. Pourquoi ? L’air froid agresse les poumons et augmente grandement les risques d’infections respiratoires, d’aggravation de l’asthme et même de soucis circulatoires à cause de la vasoconstriction. Bref, rien à gagner à jouer les esquimaux !

Selon l’OMS :

  • Pour les adultes en bonne santé, 18°C est la barrière minimum pour garantir un environnement intérieur sûr et équilibré.
  • Pas de risque pour la santé à condition de rester entre 18°C et 24°C.
  • Les plus vulnérables (personnes âgées, enfants, malades) nécessitent généralement une température plus élevée : d’autres études recommandent alors 22 à 24°C le jour, 18 à 20°C la nuit dans leurs pièces de vie.

Vous l’aurez compris : 18°C n’est donc pas un plafond, mais bien un plancher sanitaire. En-dessous, votre corps pourrait bien tirer la sonnette d’alarme !

Confort et économies : jusqu’où peut-on pousser le curseur ?

Pour celles et ceux qui n’ont ni bébé ni centenaire à la maison, l’IDAE (Institut pour les économies d’énergie et la diversification énergétique) propose des repères plus orientés “confort thermique” et maîtrise de la consommation.

  • En journée, une température de 21 à 23°C est idéale.
  • La nuit, n’ayez crainte de baisser à 15-17°C, votre sommeil s’en portera mieux… et votre facture aussi.

À retenir également : chaque degré supplémentaire au chauffage l’hiver vous coûte entre 5 et 10 % de consommation d’énergie en plus. Entre sentir la chaleur et voir son relevé de compteur s’enflammer, il y a donc un équilibre à trouver ! D’autant que chauffer au-delà de 23°C dessèche l’air : de quoi tousser pour de vrai sur sa facture !

Adapter selon les pièces : un puzzle à optimiser

On ne chauffe pas sa salle de bain comme sa chambre ou sa cuisine, logique : les besoins sont différents.

  • Salle de bain : Un petit chauffage électrique rapide fait l’affaire pendant la douche pour éviter de grelotter sans avoir à surchauffer toute la maison.
  • Cuisine : Entre la chaleur Montgolfière produite par les casseroles et le temps limité qu’on y passe, 18°C suffisent amplement. Cela préserve aussi le fonctionnement optimal de vos appareils de réfrigération.
  • Salon : C’est généralement la pièce à vivre la plus chaude.
  • Chambre : Un peu plus frais qu’un salon, pour des nuits de roi (ou de marmotte bien couverte).

L’idéal ? Privilégier des systèmes de chauffage indépendants pièce par pièce. Si votre thermostat commande toute la maison, placez-le dans une zone centrale, ni trop fréquentée, ni oubliée. Un compromis malin !

En conclusion : Adapter la température de chaque pièce à ses usages, à la santé de ses occupants et à son budget, c’est l’assurance d’un hiver agréable, sans mauvaises surprises sur la facture et surtout, sans prendre de risque pour la santé. Alors, inutile de transformer votre salon en sauna… mais pas question non plus de vivre comme dans une grotte ! Le juste milieu, c’est la vraie chaleur du foyer.

Laisser un commentaire