Perchées au-dessus du 13e arrondissement parisien, de gigantesques tours forment un quartier pas comme les autres. Les olympiades paris constituent un véritable village suspendu où logements, commerces et restaurants s’organisent sur une immense dalle piétonne. Cette enclave urbaine, reconnaissable à ses tours monumentales et ses toits en forme de pagodes, abrite une communauté cosmopolite dynamique. Entre architecture brutaliste des années 70 et effervescence asiatique, ce secteur unique mêle modernité audacieuse et traditions d’ailleurs.
En bref
- Un ensemble architectural de 6 tours résidentielles atteignant 100 mètres de hauteur, construites entre 1972 et 1976 sur une dalle piétonne de 9,8 hectares
- Environ 10 000 habitants répartis dans 3700 logements aux statuts variés, créant une mixité sociale exemplaire entre propriétaires et locataires sociaux
- Un quartier asiatique vibrant avec de nombreux restaurants, boutiques traditionnelles et temples bouddhistes sous les célèbres « pagodes » commerciales
- Un accès facilité par le métro ligne 14 station Olympiades et plusieurs lignes de bus, avec parkings souterrains accessibles par deux rues en sous-sol
- De nombreux équipements collectifs incluant gymnase, écoles, crèche, jardins partagés et centre commercial pour animer la vie locale
Histoire et contexte des Olympiades à Paris
Les Olympiades Paris représentent l’une des opérations immobilières les plus emblématiques de la rénovation urbaine menée dans le 13e arrondissement de la capitale. Ce projet ambitieux a vu le jour entre 1969 et 1977, transformant radicalement le paysage du secteur Italie 13.
Le quartier s’est développé sur l’emprise de l’ancienne gare de marchandises Paris-Gobelins, qui datait de 1903. Le permis de construire a été déposé en juillet 1967 et approuvé deux ans plus tard, en juillet 1969.
Les premiers terrassements ont débuté en 1970, et les trois premières tours – Sapporo, Mexico et Athènes – ont été livrées dès 1972. Les tours Helsinki, Cortina et Tokyo ont suivi en 1976. Cette opération d’envergure reflétait les théories urbanistiques de l’époque, mais le vent a tourné rapidement.
En mars 1975, le plan d’urbanisme du secteur a été remis en cause, provoquant l’annulation du permis de construire de la tour Apogée. Une circulaire datée du 21 mars 1973 marquait déjà la fin de la réalisation des grands ensembles, signant la fin de l’urbanisme de dalle tel qu’on le concevait alors.
L’ancienne gare a cessé son activité ferroviaire en 1992 avant d’être reconvertie en plateforme logistique du commerce asiatique, puis cédée à RFF en 2005.
L’architecture emblématique du quartier
L’architecture des Olympiades Paris relève du Mouvement moderne et forme une véritable ville dans la ville. Le complexe regroupe logements, commerces, équipements et bureaux sur un même site.
Le quartier comprend 6 tours de logement privé portant des noms de villes olympiques : Sapporo, Mexico, Athènes, Helsinki, Cortina et Tokyo. S’y ajoutent 2 tours de logement ILN (Londres et Anvers) ainsi que 3 immeubles HLM en forme de barres : Rome, Grenoble et Squaw Valley. Certaines tours atteignent jusqu’à 100 mètres de hauteur.
La dalle des Olympiades constitue le cœur du projet. Cette construction autonome s’étend sur plusieurs niveaux et accueille les réseaux ainsi que des parcs de stationnement. Les véhicules accèdent au site par deux rues souterraines : la rue du Disque et la rue du Javelot.
Les tours présentent une architecture modulaire fascinante. Elles sont issues d’un module unique de 600 × 600 cm, assemblé différemment selon les bâtiments : 4×4 pour Athènes et Cortina, 4×6 pour Mexico et Sapporo, et 4×8 pour Helsinki et Tokyo.
Les façades se composent de panneaux préfabriqués en béton armé sablé avec une modénature issue du paraboloïde hyperbolique, intégrant silex, granit ou basalte. Les toitures des commerces, surnommées « pagodes », devaient rappeler les toiles provisoires des marchés hebdomadaires parisiens. Mais leur forme évoque davantage des pagodes asiatiques, impression renforcée par l’installation de restaurants et boutiques typiques.
Les principales attractions des Olympiades
La dalle des Olympiades elle-même constitue l’attraction principale du quartier. Bien qu’il s’agisse d’un espace de droit privé avec le statut de voie privée ouverte à la circulation publique, elle joue pleinement un rôle d’espace public très fréquenté. Ce statut particulier ouvre droit à une subvention municipale annuelle.
Le site couvre 9,8 hectares et abrite environ 10 000 habitants répartis dans 3700 habitations. Parmi les lieux incontournables, la galerie Mercure et le centre commercial Oslo attirent les visiteurs tout au long de l’année.
Le Stadium représente une attraction à part entière. Initialement prévu comme argument marketing sous forme de complexe omnisports, il a accueilli au fil du temps divers équipements : bowling, squash, synagogue et salle de sport privée. De nos jours, il abrite un gymnase municipal polyvalent.
Le quartier compte également plusieurs équipements de proximité appréciés des habitants :
- Un jardin partagé qui favorise les rencontres entre voisins
- Une bricothèque inaugurée le 1er octobre 2021
- Deux écoles et une crèche de 66 berceaux
- Un jardin et un square pour les moments de détente
Les restaurants et commerces asiatiques à ne pas manquer
Le quartier des Olympiades accueille une forte communauté asiatique qui en a façonné l’identité au fil des décennies. Cette présence se manifeste principalement à travers l’activité économique et commerciale du secteur.
Les « pagodes » commerciales abritent de nombreux restaurants et boutiques asiatiques, créant un véritable microcosme de la péninsule indochinoise. Les visiteurs peuvent flâner parmi les petits commerces proposant des produits venus d’Asie, découvrir des restaurants authentiques et même admirer des temples bouddhistes.
Le poids démographique de la population d’origine asiatique serait moins important que son poids économique dans le quartier, mais cette présence reste déterminante pour l’atmosphère si particulière des lieux. Les galeries commerciales regorgent de spécialités culinaires qui font la renommée du 13e arrondissement bien au-delà de ses frontières.
La dalle offre une expérience de shopping et de restauration unique à Paris, où les enseignes asiatiques côtoient d’autres commerces dans une ambiance cosmopolite. Cette diversité fait toute la richesse du quartier et attire des visiteurs venus de toute l’Île-de-France.
Accès et transports pour se rendre aux Olympiades
Le quartier des Olympiades bénéficie d’une excellente desserte en transports en commun. La station de métro Olympiades, desservie par la ligne 14, offre un accès direct et rapide depuis le centre de Paris.
L’îlot est bordé par les rues Baudricourt et de Tolbiac au nord, la rue Nationale à l’est, la rue Regnault au sud et l’avenue d’Ivry à l’ouest. Plusieurs accès piétons permettent de rejoindre la dalle : depuis l’angle des rues Baudricourt et Tolbiac, sur la rue de Tolbiac face au Centre Pierre-Mendès-France, ainsi que depuis la rue Nationale, la rue Regnault et l’avenue d’Ivry.
Les automobilistes peuvent emprunter deux rues souterraines : la rue du Disque et la rue du Javelot, qui mènent directement aux parkings situés sous la dalle.
Le tramway dessert également le secteur avec l’arrêt Porte d’Ivry. Plusieurs lignes de bus traversent le quartier, notamment les lignes 14, 62, 64 et 83, renforçant encore la connectivité du site.
Pour ceux qui souhaitent profiter du quartier en soirée, le dernier métro quitte le terminus vers 1h15 du dimanche au jeudi. Les vendredis, samedis et veilles de fêtes, il circule jusqu’à 2h15 environ.
Activités culturelles et événements dans le quartier
Les Olympiades ont inspiré de nombreux réalisateurs grâce à leur architecture singulière et leur insertion dans le quartier asiatique du triangle de Choisy. Le cinéma s’est emparé des lieux dès les années 1970.
Le quartier a servi de décor à des films cultes comme « La Boum » en 1980, où le McDonald’s sur la dalle apparaît dans plusieurs scènes. « Viens chez moi, j’habite chez une copine » en 1981 utilise également ce même lieu emblématique. Plus récemment, « Holy Motors » en 2012 a filmé une scène marquante dans les sous-sols du quartier.
Le film « Les Olympiades » sorti en 2021 place carrément l’action au cœur du quartier, témoignant de l’attrait cinématographique persistant des lieux. La série Navarro a également contribué à populariser le secteur en situant le logement du commissaire dans la tour Athènes, au 17 rue du Javelot (adresse fictive).
Au-delà du cinéma, le quartier propose des activités culturelles variées. Une balade photographique et sonore autour de la dalle permet de découvrir l’histoire et l’ambiance unique du secteur. Radio Olympiades, gérée par un habitant de la tour Anvers, anime la vie locale et crée du lien entre les résidents.
La mixité sociale des Olympiades : un modèle à explorer
La mixité sociale constitue l’une des grandes originalités du quartier des Olympiades. Le site réunit environ 3400 logements de statuts très différents : appartements en accession libre ou aidée, location privée, logements sociaux HLM ou ILN, et même des ateliers d’artistes en duplex.
Les logements privés représentent 1879 unités réparties dans les tours Mexico (250), Sapporo (251), Athènes (271), Cortina (408), Helsinki (385) et Tokyo (320). Les logements sociaux, tous gérés par Paris Habitat, totalisent 1534 unités dans les bâtiments Rome (308), Squaw Valley (280), Anvers (265), Grenoble (360) et Londres (321).
Cette cohabitation entre différentes catégories sociales fonctionne plutôt bien, créant une vraie vie de quartier où se croisent des profils variés. Les équipements partagés – gymnase, écoles, crèche, jardins – favorisent les rencontres et le vivre-ensemble.
Le quartier est pourtant resté inachevé. Deux tours prévues le long de la rue Nationale, baptisées Melbourne et Los Angeles, n’ont jamais été construites suite à l’abandon de l’urbanisme de dalle au milieu des années 1970. Ce projet incomplet n’empêche pas les Olympiades de fonctionner comme un véritable microcosme urbain.
FAQ
Qu’est-ce que des Olympiades ?
Qu’est-ce que des Olympiades ? Ce sont des défis et jeux organisés en équipes, souvent sous forme d’épreuves sportives, ludiques ou culturelles, pour créer de l’émulation et renforcer la cohésion d’un groupe.
Quels sont les avis sur le quartier des Olympiades à Paris ?
Quels sont les avis sur le quartier des Olympiades à Paris ? Ils soulignent une ambiance cosmopolite, de nombreux commerces et restaurants asiatiques, une dalle très fréquentée et une bonne desserte via la ligne 14.
Est-ce que le 13ème arrondissement de Paris craint ?
Est-ce que le 13ème arrondissement de Paris craint ? Globalement, non : l’arrondissement est vaste et contrasté. Autour des Olympiades, l’animation est forte et la vigilance habituelle en ville reste recommandée.
Pourquoi la dalle des Olympiades a-t-elle un statut particulier ?
Pourquoi la dalle des Olympiades a-t-elle un statut particulier ? La dalle est une voie privée ouverte à la circulation publique, utilisée comme un espace public, et ce statut ouvre droit à une subvention municipale annuelle.
Comment se rendre aux Olympiades en transports en commun ?
Comment se rendre aux Olympiades en transports en commun ? La station de métro Olympiades (ligne 14) donne un accès direct, avec aussi tram à Porte d’Ivry et plusieurs lignes de bus (14, 62, 64, 83).
Quelle est l’histoire du projet des Olympiades Paris ?
Quelle est l’histoire du projet des Olympiades Paris ? Il s’est développé entre 1969 et 1977 sur l’ancienne gare Paris-Gobelins, avec des tours livrées dès 1972, puis des remises en cause en 1975.




