Les 5 plantes incontournables pour bannir les mauvaises herbes du jardin selon les experts

Mike cnmt
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Lassé de faire la guerre aux mauvaises herbes, armé de votre binette et de vos genoux cagneux ? Et si la solution était… de planter plutôt que de déterrer ? Les experts plébiscitent cinq plantes malicieuses, toutes champions du tapis dense qui freine les indésirables tout en enjolivant le jardin. Découvrez les 5 plantes incontournables pour bannir les mauvaises herbes, et dire adieu aux séances de désherbage !

Pourquoi les plantes couvre-sol sont vos meilleures alliées ?

  • Elles poussent en touffes denses, formant un rempart physique impénétrable pour les adventices.
  • Dans la rocaille, le pied des arbres ou les massifs de rosiers, elles apportent une alternative charmante (et paresseuse) au désherbage classique !
  • Leur installation et leur entretien, une fois bien parties, limitent drastiquement le travail au jardin. Tout le monde y gagne : le jardinier comme le jardin.

Les 5 stars pour profiter d’un sol net et fleuri

  • Pulmonaria :
    • Leurs feuilles, légèrement velues et mouchetées de blancs, persistent et superposent tapis sur tapis. Certaines variétés fleurissent dès février, prolongeant le spectacle jusqu’en juin en bleu, rose, violet ou blanc.
    • Taille : 30 à 40 cm en tous sens. Idéales sous-bois, au pied des arbres, arbustes, haies et pour limiter la tonte.
    • À installer à mi-ombre dans une terre enrichie en feuilles décomposées. Un arrosage la première année et, en cas d’été sec, n’ayez crainte de tailler les feuilles : elles repousseront fraîches à l’automne.
  • Euphorbia amygdaloides robbiae (oui, on peut aussi l’appeler « euphorbe des bois » pour aller plus vite !) :
    • Ses rosettes vertes vernissées sont élégantes et persistantes. Les fleurs vert anis, perchées en avril-mai, restent décoratives même une fois sèches.
    • Hauteur 50 cm, largeur 40 cm. Sa tendance à s’étendre et à se ressemer n’empêche pas de la contrôler facilement.
    • Parfaite pour garnir les coins ombragés difficilement fleuris, même quand le sol est saturé de racines ! Elle structure les bordures avec brio.
    • Elle supporte terrains ordinaires et même secs, pour peu qu’ils soient drainés. Taillez les fleurs fanées quand elles sont sèches (et n’oubliez pas les gants : la sève est irritante !).
  • Phlomis russeliana :
    • Original, il commence en larges feuilles velues, puis lance au printemps de grandes hampes fleuries jaunes par étages, qui restent attractives même sèches.
    • Comptez 80 cm de haut pour 50 cm (et plus !) de large. Excellent couvre-sol pour les massifs auxquels il offre de la hauteur et de l’élégance. À tester avec des pavots d’Orient ou de grands iris bleus.
    • S’adapte aux terrains souples, drainés, supporte le calcaire, la sécheresse, la concurrence racinaire. Sur terrain riche et frais, il est encore plus bluffant. Peu exigeant comparé à d’autres de la famille !
  • Ceratostigma plumbaginoides :
    • Encore un nom à coucher dehors… mais la plante est ravissante, surtout pour ceux qui aiment le bleu ! Floraison tardive, entre juillet et les gelées, sur un feuillage qui vire au rouge.
    • Hauteur : 25 cm, largeur 30-40 cm. Idéale en rocaille après les floraisons printanières. Capable de s’élargir rapidement, se faufile entre pierres, facile à contrôler.
    • Au pied des arbustes, le long des allées de graviers. Privilégiez un endroit au soleil ou mi-ombre avec un sol drainé (évitez les terres argileuses et humides l’hiver). Bon plan : l’associer à des bulbes de printemps pour compenser son réveil tardif.
  • Géranium vivace ‘Johnson’s Blue’ :
    • Non, rien à voir avec le parfum d’intérieur… Ce géranium pousse en touffes denses, bien éduquées (contrairement à ses cousins plus envahissants !). Parfait pour habiller la base des rosiers arbustifs ou grimpants, souvent un peu nue.
    • Dimensions : 50 cm en hauteur comme en largeur. De mai à septembre (avec une pause en période chaude), il refleurit en fleur simple, bleu violacé, centre blanc. Le feuillage rougit à l’automne.
    • Il préfère une bonne terre et quelques arrosages en cas de sécheresse. En climat chaud, mieux vaut une plantation à mi-ombre. Conseil malin : taillez les touffes quand la floraison marque une pause à la fin du printemps pour limiter l’évaporation et relancer la pousse après août.

Le mode d’emploi pour déployer ces héroïnes anti-herbes folles

  • Laissez-leur de l’espace : deux touffes destinées à atteindre 40 cm de diamètre chacune doivent être espacées d’autant.
  • Pendant leur installation (2 ans environ), un peu de désherbage reste nécessaire et le paillage (feuille, gazon, broyat de bois) peut limiter les intrus.
  • Pour aller plus vite, plantez serré ! Sinon, commencez avec une petite surface si le budget est serré.
  • Au bout de 3 à 5 ans, divisez les vivaces pour amplifier vos massifs sans frais supplémentaires !

En conclusion

Cultiver des couvre-sols robustes, variés et faciles à vivre, c’est la recette des jardiniers avisés pour un jardin net, coloré et… sans mal de dos inutile ! Installez ces plantes, chouchoutez-les au départ, puis savourez votre nouveau temps libre, loin de la corvée de désherbage. Et si une ou deux mauvaises herbes arrivent quand même à percer, admirez leur courage plutôt que de râler : après tout, on ne peut pas tout contrôler !

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