Compost et rats : comment éviter une invasion dans votre jardin ?

Mike cnmt
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Vous aussi, vous rêvez d’un beau jardin nourri au compost, mais l’idée de voir des rats y installer leur QG vous donne des sueurs froides ? Rassurez-vous ! Avec l’obligation d’avoir un compost chez soi depuis le 1er janvier 2024, la question de la lutte anti-rongeurs s’invite dans beaucoup de foyers. Pas question de transformer votre coin vert en hôtel trois étoiles pour petits rongeurs ! Voici toutes les astuces pour composter en paix, sans locataires indésirables.

Pourquoi les rats raffolent-ils de votre composteur ?

Sachez-le, les rats sont loin d’être de simples gloutons. Si votre compost attire parfois ces petites créatures (moins mignonnes qu’un hérisson, admettons-le), c’est avant tout parce qu’il leur offre un abri confortable pour passer l’hiver et élever leur progéniture. Le composteur est souvent installé loin de la maison, visité seulement de temps à autre, loin du tohu-bohu humain : un petit paradis pour qui cherche de la tranquillité !

À l’automne, ces rongeurs partent en quête d’un nid, et le composteur répond parfaitement à leurs exigences : peu de passages, parfait pour élever une famille nombreuse.
Mais il n’y a pas que la paix : la chaleur dégagée par la décomposition en fait un véritable cocon douillet, surtout quand la bise est venue.

Des composteurs… à sécuriser !

Il existe différents modèles de composteurs : du lombricomposteur à l’imposant bac, du fut en plastique au tas tout simple. Quel que soit votre choix – fonction de vos besoins, de la taille du jardin, ou de votre rêve secret de lombriculteur – il y a un point d’accord : il faut empêcher les rats d’emménager.

  • Composteur fermé avec couvercle : Choisissez-le en bois ou en plastique pour y déposer vos déchets de cuisine. Si les parois sont ajourées, gardez-le plutôt pour les déchets de jardin (pelouse, feuilles, résidus de taille).
  • Attention aux trous d’aération : Vérifiez qu’ils ne sont pas une invitation à se faufiler. Si le doute persiste, misez sur un grillage résistant, à maillage très fin, tout autour du composteur.
  • Protection par le sol : Pensez à placer sous votre silo une grille de fond anti-nuisible, surtout si aucune grille anti-rat n’est déjà prévue. L’installation sur des dalles de béton fonctionne aussi très bien, pour bloquer l’accès aux galeries souterraines.
  • Le tas surveillé : Si vous préférez l’option « tas de compost au fond du jardin », prévoyez d’y aller très souvent et de bien le remuer : les rats détestent être dérangés ! Des passages réguliers à proximité et quelques coups de fourche devraient les pousser à chercher la tranquillité ailleurs.

La faune du compost : tous les visiteurs ne sont pas à fuir

Avant de tenter l’intervention du GIGN anti-rongeurs, rappel : tous les animaux qui rodent autour de votre compost ne sont pas nuisibles. Beaucoup ne font que se nourrir puis repartent, et certains sont même précieux, comme les vers qui participent activement à la décomposition des déchets. Quant à d’autres, un chat efficace peut endosser le rôle de garde du corps improvisé ! Un témoignage l’illustre : « J’ai un chat qui fait le gardien du compost. En moyenne, je trouve un rat mort chaque année aux alentours du bac! Même chose près des réserves de céréales pour chevaux. » Mieux vaut parfois compter sur la nature !

Conclusion : compost, oui, invasion, non !

L’obligation de composter pousse chacun à s’interroger sur la meilleure manière d’éviter les mauvaises surprises. En résumant : adoptez le composteur adapté, soignez la protection (grillage, grille de fond, couvercle), veillez à ne pas leur offrir la paix absolue (remuez, passez souvent), et laissez la part belle aux alliés naturels du jardin, comme les chats… et les vers !
Avec ces mesures simples, votre compost restera une source d’or vert pour votre jardin, sans servir de nursery à une bande de rongeurs trop opportunistes. L’écologie avec la tranquillité d’esprit, c’est tout de même plus agréable, non ?

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